Le business en ligne de Fatouma peu touché par le coronavirus

Article : Le business en ligne de Fatouma peu touché par le coronavirus
5 juillet 2020

Le business en ligne de Fatouma peu touché par le coronavirus

Mondoblog lance le projet Mondoblog, unis contre le Covid-19, pour raconter l’évolution et les conséquences de la pandémie de coronavirus du point de vue des Mondoblogueurs sahéliens.


Fatouma Maiga est une jeune femme de 23 ans, étudiante en Master 2 de Négociation et Relation client dans une école professionnelle à Niamey. En parallèle, elle est entrepreneure dans le domaine du e-commerce depuis 6 ans, elle vend des articles en ligne. Comme beaucoup de gérants de business, elle a dû s’adapter à l’arrivée du coronavirus.

« J’ai une page Facebook, Mon marché, sur laquelle je publie mes articles qui sont à 95% sur commande avec avance à l’appui. Je ne fais pas que du commerce en ligne parce qu’il m’arrive aussi d’acheter des articles en gros chez des commerçants et de les revendre avec une marge pour faire un bénéfice. »

Fatouma propose toutes sortes d’articles : des chaussures, des robes de soirée, des ustensiles de cuisine, etc.. Ces produits viennent de Chine, de France, de Tunisie et même de certains pays africains. C’est pour ça que le e-commerce de Fatouma a été perturbé par la fermeture des frontières aériennes et terrestres, des mesures de prévention décrétées par le gouvernement, le 17 mars, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

« Mon chiffre d’affaire n’a pas chuté mais ce qui était compliqué c’est qu’il n’y avait plus aucun bus qui roulait, plus aucun avion qui décollait ou atterrissait. Alors, j’ai dû changer de tactique. J’entassais les commandes pendant plusieurs semaines et j’envoyais de très gros colis en même temps. »

La fermeture des frontières terrestres complique l’envoi des colis

Alors que les compagnies de transport en commun qui relient les axes des régions du pays et quelques pays africains frontaliers étaient en pause, Fatouma ne pouvait pas faire attendre les clients. Des clients impatients de recevoir leurs colis malgré la situation compliquée des déplacements.

« J’ai réussi à expédier les colis grâce à Wassika Express, un service de courrier qui a continué à transporter les colis vers les autres régions du Niger au moment où les grandes compagnies de transports ont cessé leurs activités. »

Ingénieuse, Fatouma a fait appel à un livreur pour les clients qui se trouvent dans la même ville qu’elle, c’est-à-dire à Niamey. A la réception du colis, le client devait payer la somme de 1000 francs CFA.

Heureusement pour Fatouma, cette situation ne lui a pas fait perdre de clients. En fait, elle s’est arrangée pour prendre uniquement les commandes des clients déjà fidélisés en 6 ans d’expérience dans le commerce. Donc la compréhension de ces derniers était au rendez-vous.

Quand on lui demande si en tant qu’entrepreneure, elle a tiré un enseignement de cette période de crise, Fatouma répond : « J’ai appris que tout peut basculer à n’importe quel moment. Je m’en suis bien sortie mais je pense que c’est important de varier ses activités. » Le coronavirus aurait-il ouvert le champs des possibles pour Fatouma ?

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